Fort Delgrès

Continuons notre visite.

Charles Houël fit construire en 1650 sur cet emplacement le donjon du chasteau de la Basse-Terre.

 

 

 

 

 

 

Fort Delgrès

 Ces murs très épais sont l'une des spécificités de ce Fort. Ils sont disposés en chicane et de façon transversale sur une bonne partie de la longueur du Fort. Ils sont destinés à compenser les erreurs de conception d'un Fort bâti en ligne droite, facilitant ainsi les tirs d'artillerie d'un ennemi venant de la mer. Ils ont été conçus par M. Labbé de Talsy en 1766, après que les canons anglais aient pris le Fort en enfilade, lors de l'attaque de 1759, occasionnant de lourdes destructions.

 

Fort Delgrès

 Cette petite poudrière constitue le principal dépôt de poudre et de munitions du Fort entre 1720 et 1770.

Cette fonction justifie à elle seule les multiples précautions prises pour mettre cet ouvrage à l'abri des boulets et des bombes et pour se prémunir des projections en cas d'explosion.

 

 

 

Fort Delgrès

D'où cette curieuse enceinte faite d'une muraille dressée face à la mer

 

 

 

 

 

 

 

Fort Delgrèsavec comme originalité, un magnifique porche d'accès surmonté d'un dôme en pierre volcanique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fort Delgrès

Cette poterne est une porte dérobée percée dans la muraille donnant sur le fossé qui domine le bastion. Lors de la Guerre de la Guadeloupe, en mai 1802, les chefs de la rébellion, Louis Delgrès et Joseph Ignace, repliés avec leurs troupes à l'intérieur du Fort, résistent pendant 12 jours aux assauts et aux bombardements ordonnés par le général Richepance, envoyé par le Premier Consul Bonaparte, pour rétablir l'esclavage.

Dans la nuit du 22 au 23 mai, les rebelles, à la tête de plusieurs centaines d'hommes, de femmes et d'enfants, réussissent à quitter le Fort, pourtant cerné par l'ennemi, en empruntant cette poterne afin de poursuivre leur combat dans les hauteurs avoisinantes. Cette sortie du Fort constitue un haut fait d'armes pour ces officiers qui se dirigent alors vers leur tragique destin.

A suivre...

Retour à l'accueil