Les Caraïbes insulaires

De la rencontre entre les "Saladoïdes" et les "Calivinys" naîtront diverses cultures mixtes que les Caraïbes insulaires rencontreront lors de leur arrivée vers 1000 ou 1200 après J.-C. Ces populations appelées Kalinas peuplent les Petites Antilles jusqu'à Sainte-croix.
Dans les Grandes Antilles, les "Saladoïdes" Arawaks sont à Saint-domingue, Cuba, les Bahamas. Leur culture donne naissance peu à peu à la civilisation des Taïnos, lointains descendants des "Saladoïdes" des Petites Antilles. Ce sont les premières populations amérindiennes que les Espagnols rencontreront à la fin du XVème siècle.
Quant aux Caraïbes insulaires installés dans les Petites Antilles, ils seront décimés pour la plupart dès les vingt premières années de la colonisation. Les rescapés survivront à partir du XVIIème siècle à Saint-Vincent et à la Dominique.
Quelques familles se maintiendront jusqu'à la fin du XIXème siècle à Anse-Bertrand en Guadeloupe.

Des descendants des Indiens Caraïbes habitent aujourd'hui un territoire qui leur a été concédé en 1903 par les Anglais sur l'île de la Dominique.

 Carbet en Dominique

Grande case commune, bâtie selon un plan ovale, qui mesure entre 18 et 24 m. de longueur. La charpente est composée de montants verticaux de 5,40 ou 6 m., plantés dans la terre, qui soutiennent les traverses sur lesquelles viennent se fixer les chevrons du toit qui vont jusqu'à terre. La couverture proprement dite est en roseau ou en feuilles de latanier. Les Caraïbes l'appelaient innobone ou taboui.
Carbet n’est pas un mot de la langue karib, mais le terme tupi du Brésil que les premiers Français de passage dans les îles ont appliqué à la grande halle dans laquelle les hommes Caraïbes tenaient leurs assemblées : ils s'y retrouvaient pour fumer, boire et palabrer. Parfois, on y enterrait des morts.
                                                                                                                                       

 Ajoupa en Dominique
                            

L' ajoupa était une paillote sommaire à un seul pan de toit dans laquelle les Caraïbes trouvaient un abri pour leurs jardins, la pêche ou la chasse. Il se composait d'une claie couverte de feuilles et dont une extrémité reposait sur le sol tandis que l'autre était élevée sur des poteaux du côté opposé aux vents du Nord-Est.
L'ajoupa, dont les formes pouvaient être diverses, pouvait servir d'abri pour la cuisine.

Mwina en Dominique

La Mwina était encore en usage en Dominique à la fin du XIXème siècle quand les Caraïbes étaient plus nombreux. Elle se composait de deux claies couvertes de feuillage et placées sur le sol en forme de toit à deux pans.
A l'intérieur, le sol était de terre battue ou recouvert d'un plancher; dans un coin, quelques planches de bois précieux et résistant aux insectes servaient de lit aux jeunes; les vieillards se faisaient des couches plus douillettes. Sous le faitage, une liane tendue soutenaient les hardes. La mouina résistait bien aux coups de vent grâce à son attitude accroupie, à ses deux ailes appuyées sur le sol.

Exposition au village caraïbe

Vannerie Caraïbe

Les Caraïbes de la Dominique vivent de leur artisanat : vannerie, travail du coco, de la calebasse, poterie.
  Vannière caraïbe
 

Vannière caraïbe


 

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